Du plus loin que je me souvienne, une de mes premières passions fut la danse. Le film que j’écoutais en boucle – et il y en a toujours un – était Dirty Dancing. Ma mère nous a inscrites, ma soeur et moi, à des cours de danse et j’en ai fait pendant cinq ans! Au primaire, j’étais toujours dans la lune, j’avais souvent une chorégraphie dans la tête! Étant moins à mon aise dans les costumes ajustés à l’adolescence, j’ai cessé mes cours.
À la polyvalente, mon cours optionnel était les arts plastiques. J’ai adoré mettre ma créativité sur papier, c’est aussi devenu comme une drogue et ma fierté! Entourée d’amies merveilleuses et studieuses, j’ai développé le goût de la réussite scolaire, mais nul doute que ma matière la plus forte était les arts plastiques. En dernière année du secondaire, j’avais droit à une seconde option, j’ai donc pris un cours de théâtre. Ce fut pour moi une révélation. Durant cette période, je chantais aussi sans arrêt et j’apprenais qu’avec de la pratique, on s’améliore!
Suite à plusieurs rencontres avec l’orienteuse à lire et à discuter sur une quantité impressionnante de métiers, j’ai conclu que je devais essayer en théâtre ou en cinéma. Mes connaissances du domaine cinématographique étaient néanmoins restreintes, mais ce que j’en savais correspondait à mon profil. Je me suis alors inscrite en théâtre au cégep de Trois-Rivières puisque le programme incluait des cours de cinéma. J’ai adoré mes cours de théâtre, mais j’ai eu la piqûre pour le cinéma dès mon premier cours à la deuxième année. Avec tout mon coeur et ma maigre expérience, j’ai créé un court-métrage en un mois pour mon dossier d’admission à l’UQÀM. Je roulais sur le plancher lorsque j’ai su que j’étais acceptée. Après ma première année de bac., j’entrais dans mon profil cinéma, c’était probablement trop tôt puisque j’ai dû mettre les bouchées doubles. Malgré les difficultés, je savais que, cette fois, ma place était là.
J’ai eu des hauts et des bas, mais j’ai toujours été finalement récompensée. Cinéphile depuis Dirty Dancing, le cinéma incorpore mes premières passions. Il faut de la mise en scène, de l’esthétisme, du rythme, un bon sens de l’observation, une bonne oreille, une foi en ses capacités et de la persévérance. Ma passion pour le cinéma est comme une étoile scintillante à suivre, je ne me pose plus de questions, que la route soit périlleuse ou non.